Le capital-investissement, ou private equity, est un univers riche en concepts spécifiques, souvent techniques, qui peuvent sembler complexes.
Une acquisition désigne le processus par lequel un fonds ou une entreprise rachète une participation dans une société cible afin d'en prendre le contrôle. En Private Equity, les acquisitions s'accompagnent généralement d'un plan de création de valeur couvrant la croissance organique, les opérations de build-up et l'optimisation opérationnelle. En France, environ 7,000 entreprises ont été acquises par des fonds de capital investissement en 2024 (Source: France Invest, Activité des acteurs du capital-investissement français, 2025).
Les actifs sous gestion (AUM, Assets Under Management) représentent le montant total des capitaux confiés à une société de gestion, incluant les investissements déjà réalisés et les liquidités encore disponibles pour être déployées. Cet indicateur reflète la taille et la capacité d'un gestionnaire à accéder aux meilleures opportunités d'investissement. Le marché mondial du Private Equity dépasse 12 000 milliards de dollars d'AUM à fin juin 2025, toutes stratégies confondues (Source: Preqin, Juin 2025).
L'Autorité des Marchés Financiers (AMF) est l'organisme public indépendant chargé de réguler et de superviser les marchés financiers en France. Elle délivre les agréments aux sociétés de gestion et veille à la protection des investisseurs.
Demande faite aux investisseurs pour verser un Appel de fonds (ou capital call) est la demande formelle adressée par un fonds à ses investisseurs (Limited Partners) pour verser une tranche des capitaux qu'ils ont préalablement engagés. Les appels de fonds interviennent progressivement au fil des investissements réalisés, généralement sur une période de 3 à 5 ans après le closing du fonds. Ce mécanisme évite aux investisseurs d'immobiliser l'intégralité de leur capital dès le départ.
L'assurance-vie luxembourgeoise est un contrat souscrit auprès d'une compagnie d'assurance basée au Luxembourg, offrant une grande flexibilité dans la diversification des actifs, notamment l'accès au Private Equity. Sur le plan fiscal, le contrat bénéficie de la même fiscalité que l'assurance-vie française avec un avantage clé : sa portabilité internationale, qui permet au contrat de s'adapter automatiquement à la fiscalité du pays de résidence du souscripteur en cas de déménagement à l'étranger.
Un audit est un examen indépendant et approfondi des données financières, juridiques, fiscales et opérationnelles d'une entreprise, réalisé par des experts mandatés. En Private Equity, l'audit fait partie intégrante du processus de due diligence préalable à tout investissement. Il permet d'identifier les risques cachés, de valider les performances historiques et de s'assurer de la fiabilité des informations transmises par les dirigeants.
Un benchmark est une référence de performance utilisée pour évaluer et comparer les résultats d'un fonds ou d'un investissement par rapport à un univers comparable. En Private Equity, les principaux fournisseurs de données de référence sont Cambridge Associates, Preqin et Burgiss. L'analyse par quartile (premier, deuxième, troisième et quatrième quartile) est le standard sectoriel pour situer la performance d'un millésime par rapport à ses pairs.
Le build-up est une stratégie d'acquisition consistant à racheter successivement plusieurs entreprises complémentaires autour d'une société plateforme afin de créer un groupe de taille plus significative et plus valorisable. Cette approche permet de réaliser des synergies commerciales et opérationnelles, d'atteindre une taille critique sur un marché et d'augmenter le multiple de valorisation à la sortie.
Un buyout désigne le rachat majoritaire d'une entreprise, souvent financé par un effet de levier important (LBO). C'est une stratégie importante du Private Equity : en 2025, la valeur mondiale des deals de buyout a atteint 904 milliards de dollars (+44 % en un an). Le buyout implique une prise de contrôle totale ou majoritaire, permettant au fonds de mettre en œuvre son plan de création de valeur sans dépendre des décisions d'actionnaires tiers. (Bain & Company, Global Private Equity Report, 2026)
Le capital amorçage (ou seed capital) est un investissement de démarrage destiné à financer les premières étapes de développement d'une entreprise : validation du concept, développement du prototype ou premiers recrutements. Il s'inscrit dans la catégorie du capital risque (Venture Capital) et concerne des entreprises qui n'ont pas encore de chiffre d'affaires significatif. Les montants investis en amorçage varient généralement de quelques dizaines à quelques centaines de milliers d'euros.
Le capital développement (ou growth equity) est un financement apporté à des entreprises déjà rentables et en phase de croissance, sans transfert du contrôle majoritaire. Ce type d'investissement vise à financer une expansion géographique, le lancement d'une nouvelle ligne de produits ou une stratégie d'acquisition. Il se distingue du LBO par l'absence d'effet de levier significatif et la conservation du management fondateur au capital.
Le capital retournement consiste à investir dans des entreprises en difficulté financière ou opérationnelle dans le but de les restructurer et de les redresser. Cette stratégie, à haut risque et haute conviction, requiert une expertise approfondie en restructuration d'entreprise et en gestion de crise. Elle peut générer des rendements très élevés en cas de succès mais implique une probabilité de perte partielle ou totale du capital plus importante que les autres stratégies de Private Equity.
Le capital risque (Venture Capital) est un financement apporté à des jeunes entreprises innovantes à fort potentiel de croissance, en échange d'une participation minoritaire au capital. Il se décline en plusieurs stades : amorçage (seed), série A, série B et beyond, chacun correspondant à une étape de maturité de la start-up.
Le capital transmission regroupe l'ensemble des opérations de financement liées au rachat ou à la cession d'une entreprise : transmission familiale, cession à un fonds, rachat par les dirigeants (MBO) ou par des acteurs externes. Il intervient souvent lors d'une transition générationnelle, d'un départ en retraite de fondateur ou d'une réorganisation stratégique du groupe actionnaire.
Le carried interest est la part de la performance financière reversée aux équipes de gestion d'un fonds de Private Equity en rémunération de leur travail et en alignement d'intérêts avec les investisseurs. Il représente généralement 20 % des gains réalisés au-delà du hurdle rate (taux de rendement minimum, souvent fixé à 8 % par an). Ce mécanisme est le principal levier d'alignement d'intérêts entre les General Partners (gestionnaires) et les Limited Partners (investisseurs).
Un Conseiller en Gestion de Patrimoine (CGP) est un professionnel indépendant ou rattaché à un réseau, dont la mission est d'accompagner ses clients dans l'optimisation, la structuration et la transmission de leur patrimoine. Les CGP orientent de plus en plus leurs clients vers le Private Equity, en sélectionnant pour eux les fonds adaptés à leur profil et à leurs objectifs patrimoniaux.
Le closing désigne l'étape finale d'une transaction dePrivate Equity lors de laquelle tous les accords juridiques sont signés et lesfonds transférés. Il existe deux types de closings : le premier closing (firstclose), qui marque l'ouverture du fonds aux premiers investisseurs, et leclosing final (final close), qui clôture définitivement la période de levée decapitaux. La période entre le premier et le dernier closing dure généralement12 à 24 mois.
Le co-investissement est un investissement réalisé directement par un investisseur aux côtés d'un fonds de Private Equity dans une société cible spécifique, en parallèle et dans les mêmes conditions que le fonds principal. Il permet d'augmenter l'exposition à une opportunité sélectionnée tout en bénéficiant de conditions préférentielles : frais de gestion réduits ou nuls et absence de carried interest dans la majorité des cas. Le co-investissement est généralement proposé aux investisseurs stratégiques et aux partenaires historiques d'un fonds.
La distribution waterfall (cascade de distribution) définit l'ordre de répartition des profits d'un fonds entre les investisseurs (LP) et les gestionnaires (GP) lors des sorties d'investissements. Il existe deux modèles principaux : le modèle américain (deal-by-deal), où le carried interest est calculé opération par opération, et le modèle européen (whole fund), où il n'est versé qu'après restitution de la totalité du capital aux investisseurs. Le modèle européen est plus protecteur pour les LP et est le standard en Europe.
Le DPI (Distributed to Paid-In) est un ratio de performance mesurant le montant total des distributions versées aux investisseurs rapporté au capital qu'ils ont effectivement appelé et versé. Un DPI supérieur à 1x signifie que les investisseurs ont déjà récupéré plus que leur mise initiale. Contrairement au TVPI qui inclut les actifs non encore cédés, le DPI ne prend en compte que les gains réellement encaissés et constitue donc l'indicateur de performance le plus concret.
La due diligence est le processus d'audit approfondi réalisé par un fonds de Private Equity avant toute décision d'investissement. Elle couvre les dimensions financières (analyse des comptes, du free cash-flow, de la dette), juridiques (contrats, litiges, propriété intellectuelle), fiscales, sociales et environnementales (ESG). Ce processus dure généralement de 4 à 12 semaines et mobilise des équipes spécialisées (avocats, auditeurs, consultants).
L'EBITDA (Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation and Amortization) est le résultat opérationnel d'une entreprise avant déduction des intérêts financiers, des impôts, des amortissements et des dépréciations. C'est l'indicateur de référence pour mesurer la rentabilité opérationnelle et évaluer les entreprises en Private Equity, notamment via le multiple d'EBITDA appliqué lors des acquisitions.
L'effet de levier consiste à financer une acquisition en partie par de la dette bancaire ou obligataire afin d'amplifier le rendement des capitaux propres investis. Le ratio dette nette / EBITDA se situe en moyenne autour de 5x en Europe ; plus ce ratio est élevé, plus l'effet de levier est important et plus le risque pour les investisseurs est significatif. (Source: Pitchbook, European sponsored M&A loan activity picks up in 2025, 2026)
L'equity désigne les capitaux propres, c'est-à-dire la part du capital détenue dans une entreprise après déduction des dettes. En Private Equity, l'equity représente l'investissement en fonds propres réalisé par le fonds lors d'une acquisition. La rentabilité de l'equity (retour sur fonds propres) est supérieure à celle de la dette du fait du risque de perte en capital, et constitue l'essentiel de la création de valeur pour les investisseurs en LBO.
Les critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) sont un ensemble d'indicateurs extra-financiers permettant d'évaluer l'impact et la durabilité d'un investissement. En Europe, leur prise en compte par les sociétés de gestion est encadrée par le règlement SFDR et la loi Article 29 Energie et Climat. Les fonds classés Article 8 (promotion de caractéristiques ESG) et Article 9 (investissement durable) sont soumis à des obligations renforcées de reporting et de transparence vis-à-vis des investisseurs.
Un fonds evergreen est un fonds sans date de fin prédéfinie, contrairement aux fonds de Private Equity traditionnels qui ont une durée de vie fixe de 10 ans généralement. Il fonctionne sur un principe de réinvestissement continu des profits, permettant aux investisseurs de rester exposés au private equity sans subir de J-curve répétée à chaque nouveau fonds. Les fonds evergreen offrent généralement une fenêtre de liquidité périodique (trimestrielle ou annuelle), ce qui les rend plus accessibles aux investisseurs privés.
L'exit (ou sortie) désigne la cession par un fonds de Private Equity de sa participation dans une société du portefeuille, permettant de réaliser la plus-value de l'investissement. Les principales modalités de sortie sont la cession industrielle (vente à un acquéreur stratégique), le LBO secondaire (cession à un autre fonds) et l'introduction en bourse (IPO). La durée moyenne de détention d'un investissement en Private Equity avant sortie est de 4 à 7 ans.
Un Family Office est une structure privée dédiée à la gestion globale du patrimoine d'une famille fortunée, couvrant les investissements financiers et alternatifs, la gestion des actifs immobiliers, la planification fiscale et la transmission intergénérationnelle. On distingue les Single Family Offices (dédiés à une seule famille) des Multi Family Offices (qui mutualisent les services pour plusieurs familles). Les Family Offices sont parmi les investisseurs les plus actifs en Private Equity, avec des allocations pouvant dépasser 30 % de leur patrimoine total. (Source: JP Morgan, Global Family Office Report, 2026)
Un FIF (Fonds d'Investissement de Fonds) est un fonds qui investit dans d'autres fonds de Private Equity plutôt que directement dans des entreprises, permettant une diversification maximale en termes de gérants, de millésimes et de stratégies. Il est particulièrement adapté aux investisseurs débutants souhaitant s'exposer au Private Equity avec un seul ticket d'entrée. En contrepartie de cette diversification, les FIF comportent deux niveaux de frais (fonds du fonds et fonds sous-jacents), ce qui peut réduire légèrement la performance nette.
Le FIP (Fonds d'Investissement de Proximité) est un véhicule d'investissement réglementé par l'AMF qui investit dans des PME non cotées situées dans une zone géographique définie en France. Il bénéficie d'un avantage fiscal attractif : une réduction d'impôt sur le revenu (IR) de 18 % à 25 % des sommes investies selon les millésimes, dans la limite de plafonds annuels. En contrepartie, les sommes investies sont bloquées pendant une durée minimale de 5 ans.
Le FPCI (Fonds Professionnel de Capital-Investissement) est un véhicule d'investissement en actifs non cotés réglementé par l'AMF et réservé aux investisseurs professionnels ou avertis, avec un ticket minimum de souscription de 100 000 €. Il offre une grande flexibilité dans sa stratégie d'investissement (Private Equity, dette privée, infrastructure, immobilier non coté) et n'est pas soumis aux mêmes contraintes de diversification que les fonds grand public.
Le Free Cash Flow (flux de trésorerie disponible) est la trésorerie générée par l'activité opérationnelle d'une entreprise après déduction des investissements nécessaires à son maintien et à son développement. En Private Equity, c'est un indicateur fondamental car c'est ce cash-flow qui sert au remboursement progressif de la dette d'acquisition dans un LBO. Un free cash-flow élevé et récurrent est l'un des principaux critères de sélection des cibles par les fonds de buyout.
Le fundraising désigne le processus de levée de capitaux par lequel un fonds de Private Equity collecte des engagements auprès d'investisseurs institutionnels et privés. Il comprend la préparation de la documentation (Private Placement Memorandum), le roadshow auprès des investisseurs potentiels, les négociations des conditions de souscription et les différentes étapes de closing. Un fundraising de fonds dure plusieurs mois en moyenne et peut comprendre plusieurs closings intermédiaires.
Le General Partner (GP) est la société de gestion responsable de la gestion active d'un fonds de Private Equity : sourcing des opportunités, décisions d'investissement, suivi des participations et gestion des sorties. En contrepartie de sa gestion, le GP perçoit des management fees (frais de gestion annuels) et le carried interest sur la performance. Le GP engage généralement une partie du capital du fonds en propre afin de signaler son alignement d'intérêts avec les investisseurs.
Le Growth Capital (ou capital de croissance) est un investissement en fonds propres destiné à financer le développement d'une entreprise rentable qui cherche à accélérer sa croissance, sans nécessairement entraîner un changement de contrôle. Il peut financer une expansion internationale, le lancement d'un nouveau produit ou une stratégie de croissance externe (build-up). Ce type d'investissement est intermédiaire entre le Venture Capital (risque élevé, entreprises en perte) et le LBO (rachat majoritaire avec levier).
L'approche hands-on désigne l'implication active d'un fonds de Private Equity dans la gestion stratégique et opérationnelle des sociétés de son portefeuille. Elle se traduit par la présence de représentants du fonds au conseil d'administration, l'apport d'expertise sectorielle, la mise en relation avec des réseaux de partenaires et la mise en œuvre de plans de transformation. C'est un facteur clé de différenciation entre les fonds de Private Equity et les investisseurs passifs.
Une holding est une société dont l'objet principal est de détenir des participations dans d'autres sociétés (les filiales), sans nécessairement exercer d'activité opérationnelle propre. En Private Equity, une structure de holding est systématiquement créée lors d'un LBO pour porter la dette d'acquisition et détenir les titres de la société cible. Les holdings permettent également d'optimiser la structure fiscale et juridique d'un investissement.
La holding period désigne la durée de détention d'un investissement par un fonds de Private Equity, entre la date d'acquisition et la date de cession. En Private Equity, cette durée est généralement comprise entre 4 et 7 ans. Elle influe directement sur le TRI : plus la sortie est rapide avec un multiple élevé, plus le TRI sera important.
Le hurdle rate (ou taux de rendement préférentiel) est le taux de rendement minimum annualisé que le fonds doit délivrer aux investisseurs avant que les gestionnaires puissent prétendre au carried interest. Il est généralement fixé à 8% par an. Ce mécanisme garantit que les gestionnaires ne sont rémunérés sur la performance qu'après que les investisseurs ont récupéré leur capital avec un rendement minimum, assurant ainsi un alignement d'intérêts fort entre le GP et les LP.
L'infrastructure Private Equity consiste à investir dans des actifs physiques essentiels à l'économie : réseaux d'énergie, transports, télécommunications, eau, infrastructures sociales (hôpitaux, écoles). Ces actifs se caractérisent par des flux de trésorerie stables et prévisibles sur le long terme, souvent indexés sur l'inflation.
L'Investment Committee (IC, ou comité d'investissement) est l'organe collégial responsable de valider ou de rejeter les décisions d'investissement et de cession d'un fonds de Private Equity. Il réunit les associés seniors de la société de gestion et se réunit pour examiner les dossiers préparés par les équipes d'analystes et de directeurs. La gouvernance du comité d'investissement est un indicateur clé de la robustesse du processus décisionnel d'un fonds.
Une IPO (Initial Public Offering) ou introduction en bourse désigne le processus par lequel une entreprise privée ouvre son capital au public en faisant admettre ses titres à la cotation sur un marché boursier. En Private Equity, l'IPO constitue l'une des modalités de sortie possibles, permettant au fonds de céder sa participation à des investisseurs publics. En 2025, l'IPO représente 36% des sorties de LBO dans le monde. (Source : Bain, Global Private Equity Report 2026)
Les KPI (Key Performance Indicators) sont les indicateurs clés de performance utilisés pour piloter et évaluer les progrès d'une entreprise vers ses objectifs stratégiques et financiers. En Private Equity, les KPI suivis varient selon le secteur mais incluent systématiquement la croissance du chiffre d'affaires, la progression de l'EBITDA, le free cash-flow et le taux de rétention client. Un reporting mensuel ou trimestriel des KPI est une pratique standard dans la gestion des participations par les fonds de buyout.
Un fonds LBO prend une participation majoritaire et s'implique activement dans la transformation de la société cible. Son objectif : mettre en place un plan de création de valeur sur 4 à 5 ans pour révéler son potentiel, puis céder la participation avec une plus-value. Ce qui distingue le LBO, c'est l'alignement d'intérêts entre le fonds et le management de la société cible. Les dirigeants et les équipes du fonds LBO sont actionnaires de la société cible, ils y investissent une partie significative de leur patrimoine. C'est un moteur puissant d'engagement et de performance.
Un LBO secondaire désigne la cession d'une participation entre deux fonds de Private Equity : le fonds vendeur réalise son exit tandis qu'un nouveau fonds acquéreur entre au capital de l'entreprise. Il ne s'agit donc pas d'un marché secondaire de parts de fonds mais bien d'une transaction primaire sur une société. Les LBO secondaires représentent aujourd'hui environ 21% des sorties de LBO dans le monde et permettent la continuité du développement des entreprises sous un nouvel actionnaire financier. (Source : Bain, Global Private Equity Report 2026)
Une Letter of Intent (LOI) ou lettre d'intention est un document résumant les termes essentiels d'une transaction envisagée (prix, structure, conditions) avant la rédaction des contrats définitifs. Elle formalise l'intérêt sérieux de l'acquéreur et permet d'entrer en période d'exclusivité pour mener les due diligences approfondies. La LOI est généralement non contraignante sur le fond (sauf la clause d'exclusivité et de confidentialité), mais constitue une étape clé dans la négociation d'un deal de Private Equity.
L'effet de levier financier désigne l'utilisation de la dette pour financer une acquisition et amplifier le rendement des capitaux propres investis. Plus le levier est élevé, plus le potentiel de gain est important en cas de succès, mais plus le risque de perte est significatif en cas de difficultés opérationnelles. En LBO, le niveau de levier se mesure par le ratio dette nette / EBITDA.
Le Limited Partner (LP) est un investisseur dans un fonds de Private Equity qui apporte du capital sans participer à la gestion opérationnelle, sa responsabilité étant strictement limitée au montant de son engagement. Longtemps réservé aux institutionnels (fonds de pension, assureurs, fonds souverains) et aux family offices, ce statut s'ouvre désormais aux investisseurs privés grâce à des plateformes spécialisées comme Archinvest. En contrepartie, les LP bénéficient de la performance du fonds nette des frais de gestion et du carried interest.
La liquidité désigne la capacité à céder un actif rapidement et à un prix raisonnable. En Private Equity, les investissements sont par nature illiquides : les fonds bloquent le capital des investisseurs pendant une durée typique de 7 à 10 ans, sans possibilité de sortie anticipée dans la plupart des cas.
Le loss ratio est le ratio des pertes réalisées sur le capital engagé dans un portefeuille d'investissements. C'est un indicateur de risque utilisé pour évaluer la discipline de sélection d'un gestionnaire et la solidité de son processus d'investissement sur l'ensemble d'un cycle économique.
Le M&A (Mergers & Acquisitions, fusions et acquisitions) désigne l'ensemble des opérations de rapprochement entre entreprises : fusions, acquisitions, cessions et scissions. En Private Equity, les opérations de M&A constituent à la fois le vecteur d'entrée dans les investissements (acquisitions de sociétés cibles) et le principal mode de sortie (cession industrielle à un acquéreur stratégique). Les banques d'affaires spécialisées en M&A jouent un rôle central d'intermédiaire dans ces transactions.
Les management fees (frais de gestion) sont des honoraires annuels versés par les investisseurs à la société de gestion pour couvrir les coûts de fonctionnement du fonds (équipes, analyses, suivi des participations). Ces frais sont déduits de la performance nette communiquée aux investisseurs.
Le management package est un ensemble d'incitations financières accordées aux dirigeants d'une société acquise en LBO pour les associer à la création de valeur générée. Il prend généralement la forme d'options de souscription d'actions (BSA, BSPCE), de ratchets ou d'actions de préférence. En cas de succès, le management package permet aux dirigeants de réaliser un gain significatif à la sortie, renforçant leur engagement dans le projet de transformation de l'entreprise.
La valorisation mark-to-market consiste à réévaluer régulièrement un actif en portefeuille à sa valeur de marché estimée, plutôt qu'à son coût historique d'acquisition. En Private Equity, la valorisation des participations non cotées est réalisée selon des méthodologies standardisées : multiples de comparables cotés, transactions comparables, actualisation des flux de trésorerie. Elle est communiquée aux investisseurs via des reportings trimestriels et se reflète dans la NAV du fonds.
Un MBO (Management Buyout) est une opération de rachat d'une entreprise par ses propres dirigeants, généralement accompagnés d'un fonds de Private Equity qui apporte le financement nécessaire. Cette configuration est particulièrement appréciée car elle garantit la continuité du management et l'alignement des intérêts entre les dirigeants (qui investissent personnellement) et le fonds.
Le mid-market désigne le segment des entreprises valorisées entre 50 et 500 millions d'euros, qui constitue le cœur du marché du Private Equity en Europe. Ce segment est historiquement le plus actif en nombre de transactions et offre des opportunités de création de valeur importantes grâce à la professionnalisation des processus, les stratégies de build-up et l'internationalisation.
Le millésime (ou vintage year) désigne l'année de lancement d'un fonds de Private Equity, qui correspond généralement à l'année de son premier closing ou de son premier investissement. La notion de millésime est fondamentale pour l'analyse de performance : les fonds d'un même millésime évoluent dans des conditions macroéconomiques similaires et sont comparés entre eux pour évaluer la surperformance relative d'un gestionnaire.
Le MoM (Multiple on Money, ou multiple sur investissement) est un indicateur de performance mesurant le rapport entre le montant total récupéré par un investisseur (distributions + valeur résiduelle) et le capital qu'il a effectivement investi. Un MoM de 2x signifie que l'investisseur a récupéré deux fois sa mise initiale. Contrairement au TRI, le MoM ne tient pas compte de la durée de l'investissement et doit donc être analysé conjointement avec le TRI pour une évaluation complète de la performance.
Le montant alloué désigne l'engagement total d'un investisseur dans un fonds de Private Equity, c'est-à-dire la somme maximale qu'il s'est engagé contractuellement à verser sur la durée de vie du fonds. Ce montant est versé progressivement via les appels de fonds au fur et à mesure des investissements réalisés. Il est important de distinguer le montant alloué (engagement total) du montant investi (capital effectivement versé et déployé à un instant T).
Le montant investi désigne le capital effectivement déployé dans des sociétés en portefeuille, c'est-à-dire la somme des appels de fonds déjà versés par les investisseurs et utilisés pour financer des acquisitions. Il est toujours inférieur ou égal au montant alloué (engagement total), la différence représentant le capital encore disponible pour de futurs investissements. Le taux de déploiement (montant investi / montant alloué) est un indicateur de suivi important pendant la période d'investissement d'un fonds.
Le NASDAQ (National Association of Securities Dealers Automated Quotations) est le principal marché boursier américain dédié aux valeurs technologiques et innovantes. Il accueille les actions de sociétés comme Apple, Microsoft, Google et Meta. En Private Equity, une introduction au NASDAQ (IPO) représente l'une des voies de sortie possibles pour les fonds de Venture Capital accompagnant des scale-ups technologiques américains ou à vocation mondiale.
La NAV (Net Asset Value, ou valeur liquidative) est la valeur nette d'actif d'un fonds, calculée comme la somme des valorisations de toutes les participations en portefeuille, augmentée des liquidités disponibles et diminuée des dettes et engagements du fonds. La NAV constitue la base de calcul des performances non réalisées (TVPI). Elle évolue en fonction des nouvelles acquisitions, des cessions et des réévaluations des participations existantes.
Un Operating Partner est un expert opérationnel, généralement ancien dirigeant de grande entreprise, associé à un fonds de Private Equity pour accompagner les sociétés en portefeuille dans leur transformation et leur création de valeur. Il intervient après l'acquisition pour mettre en œuvre le plan de création de valeur, recruter des dirigeants, accélérer la croissance commerciale ou optimiser les opérations. La présence d'Operating Partners expérimentés est un facteur différenciant majeur pour les fonds de buyout qui adoptent une approche hands-on.
L'origination désigne le processus d'identification, de sourcing et d'analyse initiale des opportunités d'investissement par un fonds de Private Equity. Un accès propriétaire aux deals (origination directe, sans intermédiaire) est un avantage concurrentiel majeur permettant de négocier des valorisations plus attractives et d'accéder à des dossiers exclusifs. La qualité du deal flow origné est l'un des principaux indicateurs prédictifs de la performance future d'un fonds.
La clause pari passu (« à égalité de rang » en latin) garantit que plusieurs investisseurs ou créanciers bénéficient des mêmes droits, priorités et conditions lors de la répartition des actifs ou des distributions. En Private Equity, cette clause est utilisée pour s'assurer que les co-investisseurs reçoivent les mêmes conditions économiques que le fonds principal. Elle est également couramment utilisée en dette privée pour définir l'ordre de priorité entre créanciers.
La performance fee (ou commission de surperformance) est une rémunération variable versée à la société de gestion en fonction des résultats dépassant un seuil prédéfini. En Private Equity, la performance fee prend la forme du carried interest (généralement 20 % des gains au-delà du hurdle rate). Elle constitue la principale source de rémunération des équipes d'investissement et le mécanisme central d'alignement d'intérêts entre gestionnaires et investisseurs.
La performance sans dette (ou performance sur valeur d'entreprise brute) mesure la création de valeur opérationnelle d'un investissement indépendamment de l'effet de levier financier. Elle permet d'analyser la part de la performance réelle liée à l'amélioration de l'entreprise (croissance de l'EBITDA, expansion des multiples) versus la part liée à l'effet mécanique du remboursement de la dette. Cet indicateur est particulièrement utile pour comparer des investissements avec des niveaux de levier différents.
Le pipeline désigne l'ensemble des opportunités d'investissement en cours d'analyse et d'instruction par les équipes d'un fonds de Private Equity. Un pipeline actif et diversifié est un indicateur de la capacité du fonds à sélectionner les meilleures opportunités disponibles sur le marché. La qualité du pipeline dépend directement de la réputation du gestionnaire, de la solidité de son réseau et de sa capacité à générer du deal flow propriétaire.
La valorisation post-money est la valeur d'une entreprise calculée après l'intégration d'une levée de fonds, c'est-à-dire en incluant les nouveaux capitaux apportés par les investisseurs. Elle s'obtient en additionnant la valorisation pre-money et le montant levé lors du tour de financement. La valorisation post-money est un indicateur clé pour mesurer la dilution subie par les actionnaires existants lors d'une augmentation de capital.
Une analyse de quartile divise un ensemble de données en 4 groupes égaux. En private equity, les quartiles permettent de classer les fonds selon leur performance historique par rapport à un ensemble de fonds comparables (date de lancement, taille, stratégie) retenus. Le premier quartile reflète le groupe (25% de l'ensemble) de fonds avec les performances les plus élevées.
La valorisation pre-money est la valeur d'une entreprise estimée avant une levée de fonds, c'est-à-dire sans tenir compte des nouveaux capitaux qui vont être apportés. Elle constitue la base de négociation entre l'entrepreneur et les investisseurs lors d'un tour de financement. La valorisation pre-money détermine directement le pourcentage du capital que les nouveaux investisseurs obtiendront en échange de leur apport.
Un primary fund est un fonds de Private Equity souscrit lors de sa phase initiale de levée de fonds, avant que les investissements aient été réalisés. L'investisseur s'engage à verser son capital au fil des appels de fonds et supporte la J-curve complète (phase initiale de performance négative due aux frais et aux investissements en cours de maturation). En contrepartie, il bénéficie d'une exposition à l'intégralité du portefeuille constitué par le fonds sur sa durée de vie.
Le Private Equity (capital-investissement) désigne l'investissement en fonds propres dans des entreprises non cotées en bourse, réalisé par des fonds spécialisés qui prennent des participations pour une durée de 5 à 10 ans. Les gestionnaires accompagnent activement les entreprises dans leur développement (stratégie, recrutement, internationalisation, build-up) avant de céder leur participation lors d'une sortie. Le marché mondial du Private Equity dépasse 12 000 milliards de dollars d'AUM à fin juin 2025, toutes stratégies confondues (Source : Preqin, Juin 2025).
La Quality of Earnings (QoE) est une analyse financière approfondie réalisée lors d'une due diligence pour évaluer la fiabilité et la récurrence des résultats historiques d'une entreprise. Elle consiste à retraiter l'EBITDA déclaré en neutralisant les éléments non récurrents, exceptionnels ou comptables (restructurations, plus-values de cession, variations de provisions) afin d'obtenir un EBITDA normalisé. La QoE est un élément fondamental de la négociation du prix d'acquisition en Private Equity.
Une recapitalisation est une opération de réorganisation de la structure financière d'une entreprise, modifiant l'équilibre entre dettes et fonds propres. En Private Equity, la recapitalisation dividende (dividend recapitalization) consiste à refinancer la dette d'un LBO pour extraire des liquidités en faveur des actionnaires avant la sortie définitive, permettant de verser un dividende exceptionnel et d'améliorer le TRI du fonds. Cette opération est réalisée lorsque l'entreprise dégage suffisamment de cash-flow pour supporter un niveau de dette plus élevé.
Le refinancement désigne le remplacement d'une dette existante par une nouvelle dette, généralement à des conditions plus avantageuses (taux d'intérêt plus bas, maturité allongée, covenants assouplis). En Private Equity, les fonds procèdent régulièrement au refinancement de la dette LBO pour profiter de l'amélioration des conditions de marché ou de la meilleure qualité de crédit de l'entreprise après plusieurs années de performance positive. Un refinancement réussi réduit la charge financière et améliore le free cash-flow disponible.
Le roadshow est une série de présentations réalisées par l'équipe de gestion d'un fonds auprès d'investisseurs potentiels dans le cadre d'une levée de fonds (fundraising). Il permet aux GP de présenter leur stratégie, leur équipe, leur track record et leurs opportunités d'investissement à des LP institutionnels ou privés dans différentes villes ou pays. La qualité du roadshow et la réputation de l'équipe de gestion sont déterminantes pour atteindre l'objectif de levée dans les délais prévus.
Une SCPI (Société Civile de Placement Immobilier) est un véhicule d'investissement collectif qui permet à des particuliers d'investir indirectement dans un patrimoine immobilier (bureaux, commerces, logements) géré par une société de gestion agréée. Elle distribue régulièrement des revenus locatifs à ses associés. Bien que distinct du Private Equity, le marché des SCPI est souvent comparé à celui des fonds de dette privée et d'infrastructure pour ses caractéristiques de rendement régulier et de faible volatilité.
Le marché secondaire du Private Equity est le marché sur lequel s'achètent et se vendent des parts de fonds de Private Equity existants, permettant aux investisseurs d'obtenir une liquidité avant la fin de la durée de vie naturelle du fonds. L'acheteur bénéficie généralement d'une décote de 10 à 20 % sur la NAV, d'une J-curve réduite et d'une meilleure visibilité sur le portefeuille déjà constitué. Le marché secondaire mondial a atteint un volume record de 550 milliards de dollars à juin 2025. (Source : Preqin, Juin 2025)
Le SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation) est un règlement européen entré en vigueur en 2021 qui impose aux sociétés de gestion de fonds de publier des informations standardisées sur l'intégration des risques de durabilité dans leurs décisions d'investissement. Il définit trois catégories de fonds : Article 6 (sans engagement ESG), Article 8 (promotion de caractéristiques environnementales ou sociales) et Article 9 (objectif d'investissement durable). Ce règlement vise à lutter contre le greenwashing et à faciliter la comparaison entre fonds sur leurs caractéristiques ESG.
Une SICAV (Société d'Investissement à Capital Variable) est un organisme de placement collectif (OPC) constitué sous forme de société anonyme, dont le capital varie en fonction des souscriptions et des rachats. Contrairement aux fonds de Private Equity, les SICAV investissent principalement dans des actifs cotés (actions, obligations) et offrent une liquidité quotidienne à leurs actionnaires. Elles représentent l'une des formes les plus courantes de fonds d'investissement accessibles aux particuliers en Europe.
Un SPV (Special Purpose Vehicle, ou véhicule ad hoc) est une entité juridique créée pour un objet spécifique et limité, généralement un seul investissement ou une seule transaction. En Private Equity, les SPV sont fréquemment utilisés pour structurer des opérations de co-investissement, permettant à plusieurs investisseurs de participer à une transaction aux côtés d'un fonds lead sans passer par le fonds principal. Ils permettent d'isoler les risques juridiques et financiers d'une opération spécifique.
Le strip financing est une technique de financement hybride consistant à combiner dans des proportions identiques plusieurs instruments financiers (dette et equity) au sein d'un même véhicule d'investissement. Chaque investisseur reçoit ainsi un « strip » comprenant à la fois une tranche de dette (revenu fixe et prioritaire) et une part de capital (participation à la hausse). Cette structure permet d'aligner les intérêts entre créanciers et actionnaires dans le cadre d'opérations de LBO.
Le tag along (ou droit de sortie conjointe) est une clause contractuelle protégeant les actionnaires minoritaires d'une entreprise en leur garantissant le droit de céder leurs parts aux mêmes conditions (prix, délais, acquéreur) que l'actionnaire majoritaire qui souhaite vendre. En Private Equity, cette clause est systématiquement négociée pour protéger les investisseurs minoritaires et les co-investisseurs lors des sorties. Elle est le pendant symétrique du drag along (droit d'entraînement du majoritaire).
Une term sheet est un document synthétique résumant les termes et conditions essentiels d'un investissement ou d'une transaction envisagée : valorisation, montant investi, droits attachés aux titres, gouvernance, conditions de liquidité. Elle est généralement non contraignante sur le fond mais engage moralement les parties et sert de base à la rédaction des contrats définitifs. En Private Equity, la term sheet est un document clé de la phase de négociation préalable à la due diligence approfondie.
La thèse d'investissement est le cadre stratégique et analytique qui guide les décisions d'investissement d'un fonds de Private Equity. Elle définit les secteurs ciblés, la taille des entreprises recherchées, les critères de sélection, les leviers de création de valeur identifiés et les hypothèses de sortie. Une thèse d'investissement solide et différenciée est l'un des principaux critères d'évaluation d'un fonds par les investisseurs lors d'un fundraising.
Le track record est l'historique de performance d'une équipe de gestion ou d'un fonds de Private Equity. C'est l'un des critères de sélection les plus importants pour les investisseurs institutionnels : un track record couvrant idéalement au moins 10 à 15 ans et plusieurs cycles économiques démontre la reproductibilité et la fiabilité de la performance d'une équipe. La persistance des performances est une caractéristique documentée du marché du Private Equity.
Le TRI (Taux de Rentabilité Interne) est l'indicateur de performance de référence en Private Equity, mesurant le rendement annualisé d'un investissement en prenant en compte tous les flux financiers (appels de fonds, distributions, valeur résiduelle) ainsi que leur calendrier.
Le turnaround (ou retournement) désigne une stratégie d'investissement dans des entreprises en difficulté financière ou opérationnelle, avec pour objectif de les restructurer profondément et de restaurer leur rentabilité. Cette stratégie implique souvent une restructuration de la dette, un changement de dirigeants, des cessions d'actifs non stratégiques et un plan de transformation opérationnelle ambitieux.
Le TVPI (Total Value to Paid-In) est un ratio de performance mesurant la valeur totale d'un fonds (distributions déjà versées + valeur résiduelle des actifs non cédés) rapportée au capital effectivement versé par les investisseurs. Un TVPI de 1,5x signifie que la valeur totale du fonds représente 1,5 fois le capital investi. Contrairement au DPI (uniquement les distributions réalisées), le TVPI inclut les actifs non encore cédés et constitue donc un indicateur de performance globale, réalisée et latente.
L'underwriting désigne l'engagement par lequel un établissement financier garantit la bonne fin d'une opération (levée de fonds, émission d'obligations, introduction en bourse) en s'engageant à souscrire ou à placer l'intégralité des titres, quitte à les conserver en propre si les investisseurs ne les achètent pas. En Private Equity et en dette privée, l'underwriting garantit à l'entreprise emprunteuse qu'elle recevra bien les fonds attendus, indépendamment des conditions de marché.
La VAN (Valeur Actuelle Nette) est un indicateur financier mesurant la valeur créée par un investissement en actualisant l'ensemble de ses flux de trésorerie futurs (revenus et dépenses) à un taux d'actualisation reflétant le coût du capital et le risque. Une VAN positive signifie que l'investissement crée de la valeur au-delà du rendement minimum exigé. En Private Equity, la VAN est utilisée pour évaluer la valeur fondamentale d'une entreprise cible et comparer différentes opportunités d'investissement sur une base homogène.